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Encadré 2 : Le cas de L’Italie
L’Italie a défini les incitations à la production d’électricité
verte à partir de l’énergie solaire pour la première fois par décret
en 2005, qui a été mis à jour à travers le décret ministériel du 19
février 2007 qui définit des tarifs d’achat également en
fonction de la taille et du type d’installation dans la limite de 1
200 kWc de capacité installée cumulée, garantis sur 20 ans. Ce
décret définit un taux de dégressivité de 2% par an appliqué aux
tarifs d’achat de 2008. Ainsi, les différents tarifs applicables en
2009 sont définis ci-dessous :
Ces tarifs peuvent augmenter de 5% dans des cas spécifiques comme
des installations de centrales solaires dans des écoles ou des
communes de moins de 5 000 habitants.
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Tableau: Tarifs d'achat d'électricité en France
en 2009 et prévus en 2010

Ce niveau d’incitation est assez élevé par rapport à d’autres pays européen comme l’Italie ou l’Allemagne, qui sont deux pays ayant également connu un récent développement d’énergie solaire assez conséquent, ayant mis en place récemment également un système d'indexation dégressive des tarifs d'achat.
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Les tarifs d’achat d’électricité à partir d’énergie renouvelable
comme l’énergie solaire sont définis par le
Erneuerbare Energien Gesetz
(EEG) du 25 Octobre 2008, garantis sur 20 ans et dépendent de
la taille ainsi que du type d’installation (panneaux solaires au
sol, sur les toits ou intégrés au bâti) comme indiqués dans le
tableau ci-dessous pour l’année 2009: ![]()
Pour les années suivantes, un taux de dégressivité de 10% sera
appliqué en 2010 et 9% en 2011 pour tout type d’installation dont la
capacité installée est supérieure à 100 kWc. Pour les installations
de moins de 100 kWc, le taux de dégressivité s’élève à 8% et 9% pour
2010 et 2011 respectivement. |
Le ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement Durable et de la
Mer a publié le nouveau dispositif tarifaire applicable au 1er
janvier 2010 concernant l'achat d'électricité photovoltaïque, qui précise
notamment l’instauration d’un abattement chaque année du tarif à partir de
2013. Quel serait l’impact de cette dégressivité du tarif sur la rentabilité
financière des centrales solaires ?
Malgré les efforts fournis pour abaisser les coûts des panneaux solaires contenant du silicium, ce type d'incitations que représente ces tarifs d'achat est bien sur toujours nécessaire pour soutenir cette filière photovoltaïque, respecter les objectifs du Grenelle de l’Environnement, assurer la rentabilité financière de ces projets et faire face à l’intermittence de l’énergie solaire. En France, ces incitations sont fixées actuellement par le décret du 10 juillet 2006.
Les principaux acteurs européens dans la filière photovoltaïque convergent apparemment vers des systèmes d'incitations toujours élevés avec une indexation dégressive à compter des prochaines années.
En tenant compte de l’ampleur de la
dégressivité des tarifs
enregistrés en Italie et en Allemagne, quel serait l’impact en France d’une
telle baisse sur la rentabilité financière des projets définis par le taux
de rendement interne et la valeur du projet ?
Pour mettre en évidence l’impact d’une baisse des tarifs d’achat
d’électricité sur la rentabilité financière d’une centrale solaire
photovoltaïque, il existe deux méthodes possibles :
§
Une méthode analytique mettant en évidence la
sensibilité de la valeur d’un projet respectivement du taux de rendement
interne en fonction de la variation du tarif d’achat de l’électricité
§
Une méthode utilisant des business plans et une analyse financière détaillée
pour définir plusieurs scénarios possibles
La rentabilité financière est définie principalement en fonction de la
valeur actuelle nette des flux de trésorerie
(ou valeur du projet) et du taux de rendement interne.
Méthodologie

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